Jesse Eisenberg – Deauville Talent Award

Jesse Eisen­berg

Deau­ville Talent Award 

Acteur de l’intranquillité   Avec plus de rôles que d’années au comp­teur de la vie, Jesse Eisen­berg (« mon­tagne d’acier » lit­té­ra­le­ment) est aujourd’hui au som­met d’une car­rière excep­tion­nelle dans le pay­sage du ciné­ma amé­ri­cain. En trente-huit ans, cet acteur hyper­ac­tif éga­le­ment met­teur en scène, auteur, journaliste…n’aura eu de cesse de se trans­for­mer, et d’aller pui­ser une véri­té enfouie et com­plexe au fond de ses per­son­nages et confron­ter le mal et le mâle qui se nichent en eux. 

Fort d’une élo­cu­tion en mode stac­ca­to per­ma­nent, son iro­nie tou­jours latente, son mélange de vul­né­ra­bi­li­té et de ner­vo­si­té, d’hésitation et de pré­ci­pi­ta­tion, de mutisme et de logor­rhée, il s’aventure au ver­tige de ses rôles avec le talent d’un camé­léon. Corps-machine et raide sous le regard de David Fin­cher dans la peau de Mark Zucker­berg dans The Social Net­work en 2010, où il livre une inter­pré­ta­tion excep­tion­nelle (le film est cou­ron­né de huit nomi­na­tions aux Oscars, dont celui du meilleur acteur pour Jesse Eisen­berg), corps mou d’adolescent super-héros fumeur de joints dans la comé­die d’action Ame­ri­can Ultra de Nima Nou­ri­za­deh, il devient aus­si pur corps et silence quand il se glisse dans la peau de Mar­cel Mar­ceau (Résis­tance de Jona­than Jaku­bo­wicz pré­sen­té à Deau­ville en 2020), lui qui avait fait de son débit de voix en cas­cade sa marque de fabrique. 

Jesse Eisen­berg a le talent du corps et de l’esprit, du tra­vail aus­si : il s’immerge neuf mois dans la com­mu­nau­té ultra-ortho­doxe pour pré­pa­rer son rôle dans Jewish Connec­tion de Kevin Asch, pré­sen­té en com­pé­ti­tion à Deau­ville en 2010, apprend le mime pour deve­nir Mar­ceau, et Dieu seul sait com­ment il aura su deve­nir le trou­blant double de Woo­dy Allen. L’admiration sans doute pour un maître dont il loue la liber­té et l’humour. Il n’a de cesse que de se défier des cases où l’on vou­drait l’enfermer : celui du juif new-yor­kais ou de l’ado névro­sé que l’on aura croi­sé chez Noah Baum­bach (Les Berk­man se séparent) ou Gregg Mot­to­la (Adven­tu­re­land : Un job d’é­té à évi­ter) : il sera tour à tour pres­ti­di­gi­ta­teur de génie chez Louis Leter­rier (Insai­sis­sables), aux côtés de géants comme Mor­gan Free­man, Woo­dy Har­rel­son ou Mark Ruf­fa­lo, icône de la pop culture dans Bat­man v Super­man : L’Aube de la jus­tice, le block­bus­ter de Zack Sny­der, ou encore homme ordi­naire pris dans le cau­che­mar d’une mys­té­rieuse réa­li­té dans Viva­rium de Lor­can Finnegan. 

Il signe cette année son pre­mier film en tant que réa­li­sa­teur avec When you Finish Saving the World, dans lequel il inter­roge tant la moder­ni­té d’une jeu­nesse per­due dans l’influence et la célé­bri­té que le mili­tan­tisme deve­nu aveugle d’une autre géné­ra­tion. Le film, tour­né en pel­li­cule, sera pro­je­té en avant-pre­mière et en sa pré­sence au festival. 

Jesse Eisen­berg rece­vra un Deau­ville Talent Award qui salue­ra le talent d’un acteur qui incarne les mul­tiples facettes d’une Amé­rique que son intran­quilli­té dérange et interroge. 

Pho­to © Gareth Cat­ter­mole / Contour by Get­ty Images

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