Jeudi 10 septembre : Susan Sarandon, une icône à Deauville, et une journée de transmission

Le jeu­di 10 sep­tembre res­te­ra comme l’un des temps forts de cette 52e édi­tion du Fes­ti­val du Ciné­ma Amé­ri­cain de Deau­ville. Une jour­née pla­cée sous le signe du ciné­ma, de l’émotion et de la trans­mis­sion, avec une invi­tée excep­tion­nelle : Susan Saran­don, hono­rée du Deau­ville Icon Award.

Susan Sarandon, « Iconic forever »

La reine est arri­vée à Deauville.

Figure majeure du ciné­ma amé­ri­cain, Susan Saran­don a été célé­brée tout au long de cette jour­née, jusqu’à rece­voir, dans la soi­rée au C.I.D, le Deau­ville Icon Award, dis­tinc­tion consa­crant une car­rière excep­tion­nelle et une per­son­na­li­té qui a pro­fon­dé­ment mar­qué l’histoire du cinéma.

Un moment par­ti­cu­liè­re­ment émou­vant, por­té par le dis­cours de l’actrice devant le public de Deau­ville. Quelques mots, beau­coup d’émotion et une salle réunie autour d’une artiste dont les rôles, les enga­ge­ments et la liber­té ont tra­ver­sé les générations.

La céré­mo­nie, pro­gram­mée à 20h au C.I.D, consti­tuait la « Séance Étoile » de la jour­née. Elle était sui­vie de la pro­jec­tion en Pre­mière de The Accom­pa­nist de Zach Woods, en pré­sence du réalisateur.

Quelques heures aupa­ra­vant, Susan Saran­don avait vécu un autre rituel emblé­ma­tique du Fes­ti­val. À 15h, sur les Planches, elle a inau­gu­ré la cabine de plage por­tant désor­mais son nom.

Un sym­bole par­ti­cu­liè­re­ment cher à Deau­ville : son nom rejoint ain­si ceux des grandes per­son­na­li­tés du ciné­ma hono­rées au fil des édi­tions sur les célèbres Planches.

Susan Saran­don, Deau­ville Icon Award 2026. Ico­nic forever.

Le Jury face à l’objectif, sur la plage de Deauville

Autre temps fort de cette jour­née : le Jury du Fes­ti­val s’est retrou­vé pour un shoo­ting pho­to sur la plage de Deau­ville.

Entre le sable, la mer et les célèbres Planches, ce ren­dez-vous a offert un décor emblé­ma­tique pour réunir les membres du Jury devant l’objectif. Une paren­thèse à la fois élé­gante et décon­trac­tée, dans un cadre indis­so­ciable de l’identité du Festival.

Ces images du Jury sur la plage viennent ain­si rejoindre les ins­tan­ta­nés mar­quants de cette édi­tion et illus­trent cette atmo­sphère si par­ti­cu­lière à Deau­ville, où le ciné­ma ren­contre la mer.

12 séances de cinéma et les grands rendez-vous de la journée

Au-delà de l’hommage ren­du à Susan Saran­don et du shoo­ting du Jury sur la plage, le jeu­di 10 sep­tembre a pour­sui­vi le rythme sou­te­nu du Fes­ti­val avec 12 séances de ciné­ma répar­ties entre le C.I.D, le Casi­no et le Mor­ny 2.

Au C.I.D, le public a ain­si pu décou­vrir The Libe­ra­tion of Rita Cooper de Guy Nat­tiv, Com­pa­ny de Casey Affleck — pré­sen­té en pré­sence de Casey Affleck et Cay­lee Cowan et sui­vi d’une ren­contre avec l’équipe du film — puis L’Enfance d’un chef de Bra­dy Cor­bet, en pré­sence de Béré­nice Bejo. La soi­rée s’est conclue avec l’hommage à Susan Saran­don et The Accom­pa­nist.

Le Casi­no pro­po­sait de son côté quatre pro­jec­tions : The Whale de Dar­ren Aro­nof­sky, Test de Sam McCon­nell, Par­ty USA de Jared Sprouse et Only What We Car­ry de Jamie Adams. Au Mor­ny 2 étaient pro­gram­més Grem­lins, l’Amérique para­si­tée, Once Upon a Time in Har­lem, I’ll Be Gone In June et The Man I Love d’Ira Sachs.

En chiffres : 12 séances de ciné­ma, 3 salles, les grands ren­dez-vous autour de Susan Saran­don, un shoo­ting du Jury sur la plage et une jour­née entière consa­crée à la ren­contre entre les films, les artistes et les publics.

415 élèves et étudiants accueillis au Festival

Car cette jour­née ne s’est pas seule­ment écrite sous les pro­jec­teurs et sur le tapis rouge.

En paral­lèle de la pro­gram­ma­tion offi­cielle, le Fes­ti­val a pour­sui­vi l’une de ses mis­sions essen­tielles : ouvrir les portes du ciné­ma aux jeunes géné­ra­tions.

Tout au long de la jour­née, 415 lycéens et étu­diants issus de 12 éta­blis­se­ments et groupes de la région ont ain­si été accueillis au Fes­ti­val. Cer­tains ont assis­té aux pro­jec­tions au C.I.D, d’autres ont par­ti­ci­pé à des temps spé­cia­le­ment orga­ni­sés autour de leur venue.

Du Lycée Marie-Jo de Trou­ville au Lycée André Mau­rois, des lycées Fer­di­nand Buis­son, Guillaume le Conqué­rant, Dumont d’Urville, Saint-Thomas‑d’Aquin, Notre-Dame Saint-Fran­çois, Jeanne‑d’Arc de Bayeux, Aris­tide Briand et Dela­mare Debout­te­ville à l’E2SE et à l’Institut de l’Événement, cette mobi­li­sa­tion témoigne de la volon­té du Fes­ti­val de faire du ciné­ma un espace de décou­verte, de ren­contre et de transmission.

415 jeunes spec­ta­teurs en une seule jour­née : der­rière ce chiffre, ce sont autant de regards qui découvrent des films, des cinéastes, des comé­diens et les cou­lisses d’un grand évé­ne­ment culturel.

Une journée entre icône et nouvelle génération

C’est peut-être là que se trouve l’une des plus belles images de ce jeu­di 10 sep­tembre à Deauville.

D’un côté, Susan Saran­don, immense figure du ciné­ma amé­ri­cain, célé­brée sur les Planches puis sur la scène du C.I.D pour une car­rière deve­nue iconique.

De l’autre, 415 lycéens et étu­diants, venus décou­vrir le Fes­ti­val et par­ta­ger l’expérience col­lec­tive d’une salle de cinéma.

Et sur la plage, le Jury réuni face à l’objectif, avec la mer et Deau­ville pour décor.

Plu­sieurs géné­ra­tions, plu­sieurs regards sur le ciné­ma, réunis au cours d’une même journée.

Une jour­née qui résume ain­si l’esprit de Deau­ville : célé­brer celles et ceux qui ont écrit l’histoire du ciné­ma, réunir celles et ceux qui le font vivre aujourd’hui et don­ner aux nou­velles géné­ra­tions l’envie d’en écrire la suite.

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